Édith Guilhermont

moi moi

Docteure en droit privé – Chercheure – Chargée de cours

De la doctrine aux blogues juridiques- Mes recherches s’intéressent essentiellement à la doctrine juridique, à son discours, à son rôle dans la constitution du savoir juridique et à son influence sur le droit.

Or, s’intéresser à la doctrine oblige notamment à identifier les canaux par lesquels elle s’exprime. Les revues, manuels, traités, actes de colloque, répertoires, encyclopédies, monographies, thèses, sont sans difficulté désignés comme les supports habituels de la littérature doctrinale. Les blogues (au Québec) ou blogs juridiques (en France), apparus dans le courant des années 2000, peuvent-ils être rangés dans la catégorie « littérature doctrinale » au même titre que les supports traditionnels ? Telle est la question qui se pose, depuis déjà quelques années aux États-Unis et en France, lorsqu’on tente d’analyser la notion de doctrine juridique. La réponse est loin d’être unanime, et c’est ce débat qui a constitué le point de départ d’un projet de recherche consacré aux blogues juridiques québécois.

Recherches sur les blogues juridiques– Tout a débuté à la fin du printemps 2014 lorsque j’ai réalisé que de véritables discussions juridiques, en l’occurrence animées par des professeurs de droit ou chercheurs québécois, se déroulaient sur Facebook. Si je trouvais le support peu approprié pour véritablement profiter de la profondeur de l’analyse ou de la pertinence des arguments avancés, je découvrais avec intérêt qu’en réalité la discussion se déroulait aussi par billets de blogues interposés. À ma grande surprise, il existait donc bon nombre de blogues juridiques québécois et je décidais de faire un rapide état des lieux des connaissances récentes sur le sujet. Quelques jours plus tôt s’était tenu à Paris une journée d’étude consacrée aux blogs juridiques, organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit (axe écriture du droit). Cherchant à consulter les actes de cette journée, afin de nourrir ma réflexion sur la blogosphère juridique québécoise, c’est finalement une invitation à contribuer à ces actes qui m’a été adressée. Si le plaisir d’accepter l’invitation à écrire sur les blogues juridiques québécois était grand, le défi à relever l’était tout autant (voir : Édith Guilhermont, « Les blogs juridiques québécois: entre défiance et  indifférence des juristes », dans A.-S. Chambost (dir.) Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, Paris, L.G.D.J.  collection Contextes, Culture du droit, 2015, à la p. 213.).

Consciente que le sujet méritait d’être approfondi, j’ai entrepris une recherche avec le soutien financier de la Fondation du barreau du Québec qui avait pour objectif de décrire et expliquer dans quelle mesure les blogues juridiques québécois pouvaient contribuer à la connaissance du droit, mais aussi à sa critique et donc finalement à influencer ses transformations. L’article qui en résulte paraîtra à la Revue de droit de McGill prochainement.

Théorie juridique, droit civil, droit comparé, droit de l’environnement– Outre mon intérêt relativement récent pour la blogosphère juridique, ma formation généraliste me permet de travailler sur des projets de recherche très différents en droit privé comparé, français et québécois, mais aussi en droit de l’environnement. Ils ont donné lieu à des publications en tant qu’auteure ou co-auteure, dont voici une liste sélective :

en tant qu’auteure:

Édith Guilhermont, « La contribution des blogues Juridiques à la connaissance, à la critique et aux transformations du droit » , (2016) 62:1 Revue de droit de McGill (à paraître).

Édith Guilhermont, « Droit et surnaturel », note bibliographique, (2015) 45 RDUS 355.

Édith Guilhermont, « La promesse de récompense à la lumière du droit comparé », (2010) 3 RRJ 1473.

Édith Guilhermont, « La dissimulation d’un héritier : un nouveau délit civil ? », (2007) 7-8 Droit de la famille 6, Étude 27, à la p 6.

Édith Guilhermont, « Qu’appelle-t-on présomption d’innocence ? », (2007) 29 Archives de politique criminelle 41.

Édith Guilhermont,  La présomption d’innocence dans le discours doctrinal, Thèse de doctorat, Université de  Perpignan Via Domitia, dir. Alain Sériaux, 2006.

En tant que co-auteure:

Édith Guilhermont et Marie-France Bureau, « Le droit de connaître ses origines : chronique d’une réforme annoncée », (2015) 73 R. d. B. 597.

Édith Guilhermont et Mélanie Painchaux, « L’encadrement des loyers en droit québécois et en droit français après la loi ALUR », (2014) 3 Revue trimestrielle de droit immobilier 78.

Édith Guilhermont et Mathieu Devinat, « La réception des théories juridiques françaises en droit civil québécois», (2012)  42-3 RDUS 459.

Édith Guilhermont et Marie-France Bureau, « Maternité, gestation et liberté : Réflexions sur la prohibition de la gestation pour autrui en droit québécois », (2010) 4 RD & santé McGill  45.

Édith Guilhermont et Mathieu Devinat, « Enquête sur les théories juridiques en droit civil québécois», (2010) 44 RJT 7.

Catherine Choquette, Édith Guilhermont, et Marie-Pier Goyette Noël, « La gestion du niveau d’eau des barrages-réservoirs au Québec: Aspects juridiques et environnementaux »,  (2010) 51 C de D 827.